{"id":2547,"date":"2013-10-30T18:38:07","date_gmt":"2013-10-30T16:38:07","guid":{"rendered":"http:\/\/wildtravel.ro\/bird\/barza-ciconia-ciconia\/"},"modified":"2023-01-27T15:05:26","modified_gmt":"2023-01-27T13:05:26","slug":"barza-ciconia-ciconia","status":"publish","type":"bird","link":"https:\/\/wildtravel.ro\/fr\/bird\/barza-ciconia-ciconia\/","title":{"rendered":"Cigogne blanche (Ciconia ciconia)"},"content":{"rendered":"<p>La <strong>Cigogne blanche<\/strong> (<em><strong>Ciconia ciconia<\/strong><\/em>), est une grande esp\u00e8ce d&rsquo;oiseau \u00e9chassier de la famille des Ciconiid\u00e9s. Son plumage est principalement blanc, avec du noir sur les ailes. Les adultes ont de longues pattes rouges et un bec rouge long et droit, et mesurent en moyenne 100 \u00e0 <span class=\"nowrap\">115&nbsp;cm<\/span> du bout du bec au bout de la queue, avec une envergure comprise entre 155 et <span class=\"nowrap\">215&nbsp;cm<\/span>. Deux sous-esp\u00e8ces sont distingu\u00e9es, qui diff\u00e8rent l\u00e9g\u00e8rement en taille, et vivent en Europe \u2014&nbsp;au nord jusqu&rsquo;en Finlande&nbsp;\u2014, dans le Nord-Ouest de l&rsquo;Afrique, en Afrique australe et dans le Sud-Ouest de l&rsquo;Asie \u2014&nbsp;\u00e0 l&rsquo;est jusque dans le Sud du Kazakhstan. La Cigogne blanche est une grande migratrice, et hiverne dans les zones tropicales d&rsquo;Afrique subsaharienne jusqu&rsquo;en Afrique du Sud ou sur le sous-continent indien. Lors de sa migration entre l&rsquo;Europe et l&rsquo;Afrique, elle \u00e9vite la travers\u00e9e de la mer M\u00e9diterran\u00e9e en r\u00e9alisant un d\u00e9tour \u00e0 l&rsquo;est par le Levant ou \u00e0 l&rsquo;ouest par le d\u00e9troit de Gibraltar car les courants ascendants de l&rsquo;air dont elle a besoin ne se forment pas au-dessus de l&rsquo;eau.<img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-13203 alignright\" src=\"http:\/\/wildtravel.ro\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/barza-2-300x157.jpg\" alt=\"\" width=\"475\" height=\"249\" srcset=\"https:\/\/wildtravel.ro\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/barza-2-300x157.jpg 300w, https:\/\/wildtravel.ro\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/barza-2-1024x535.jpg 1024w, https:\/\/wildtravel.ro\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/barza-2-768x401.jpg 768w, https:\/\/wildtravel.ro\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/barza-2-1536x803.jpg 1536w, https:\/\/wildtravel.ro\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/barza-2-2048x1071.jpg 2048w\" sizes=\"(max-width: 475px) 100vw, 475px\" \/><\/p>\n<p>La Cigogne blanche a un r\u00e9gime carnivore et consomme un large \u00e9ventail de proies animales&nbsp;: insectes, mollusques, divers autres invert\u00e9br\u00e9s, poissons, amphibiens, reptiles, petits mammif\u00e8res et petits oiseaux. Elle trouve la plupart de sa nourriture au sol, parmi la v\u00e9g\u00e9tation basse, et dans l&rsquo;eau peu profonde. L&rsquo;esp\u00e8ce est monogame mais les partenaires ne s&rsquo;apparient pas pour la vie. Ils construisent un grand nid de branches qui peut \u00eatre utilis\u00e9 pendant plusieurs ann\u00e9es. Chaque ann\u00e9e la femelle pond g\u00e9n\u00e9ralement quatre \u0153ufs, qui \u00e9closent de mani\u00e8re asynchrone, 33 ou 34 jours apr\u00e8s la ponte. Les deux parents se relaient pour l&rsquo;incubation des \u0153ufs et le nourrissage des jeunes. Les jeunes quittent le nid 58 \u00e0 64 jours apr\u00e8s l&rsquo;\u00e9closion, et continuent d&rsquo;\u00eatre nourris par les parents durant 7 \u00e0 20 jours suppl\u00e9mentaires.<\/p>\n<p>La Cigogne blanche est consid\u00e9r\u00e9e comme esp\u00e8ce de \u00ab&nbsp;pr\u00e9occupation mineure&nbsp;\u00bb par l&rsquo;Union internationale pour la conservation de la nature. Les activit\u00e9s humaines durant le Moyen \u00c2ge lui ont profit\u00e9, avec le d\u00e9frichement de zones bois\u00e9es pour l&rsquo;agriculture, mais les changements dans les m\u00e9thodes agricoles et l&rsquo;industrialisation ont conduit au d\u00e9clin et \u00e0 la disparition locale de l&rsquo;esp\u00e8ce en Europe aux <span class=\"romain\">XIX<\/span><sup>e<\/sup> et <span class=\"romain\">XX<\/span><sup>e<\/sup>&nbsp;si\u00e8cles. Les programmes de conservation et de r\u00e9introduction dans toute l&rsquo;Europe ont abouti \u00e0 la reprise de la nidification de la Cigogne blanche en France, aux Pays-Bas, en Suisse et en Su\u00e8de. Cet oiseau n&rsquo;a que peu de pr\u00e9dateurs naturels, mais peut \u00eatre porteur de divers parasites&nbsp;; le plumage est la cible des poux m\u00e2cheurs et des acariens des plumes, tandis que les grands nids peuvent contenir une grande vari\u00e9t\u00e9 d&rsquo;acariens m\u00e9sostigmates. Cet oiseau remarquable a donn\u00e9 lieu \u00e0 de nombreuses l\u00e9gendes \u00e0 travers son aire de r\u00e9partition, dont la plus connue est celle de b\u00e9b\u00e9s apport\u00e9s par les cigognes.<\/p>\n<p>La Cigogne blanche est un grand oiseau mesurant entre 100 et <span class=\"nowrap\">115&nbsp;cm<\/span> de long, cette mesure \u00e9tant prise du bout du bec au bout de la queue sur un individu mort ou une peau plac\u00e9s sur le dos. Debout elle mesure de 100 \u00e0 <span class=\"nowrap\">125&nbsp;cm<\/span>, son envergure est de 155 \u00e0 <span class=\"nowrap\">215&nbsp;cm<\/span> et son poids de 2,3 \u00e0 <span class=\"nowrap\">4,4&nbsp;kg<\/span>. Comme toutes les cigognes, l&rsquo;esp\u00e8ce a de longues pattes \u2014&nbsp;le tarse mesure de 20 \u00e0 <span class=\"nowrap\">25&nbsp;cm<\/span> \u2014, un long cou et un long bec droit et pointu. Il y a peu de dimorphisme sexuel apparent, mais les m\u00e2les sont en moyenne plus grands que les femelles, leur bec est plus large et en moyenne plus long, mesurant 15 \u00e0 <span class=\"nowrap\">17&nbsp;centim\u00e8tres<\/span> contre 14 \u00e0 <span class=\"nowrap\">17&nbsp;centim\u00e8tres<\/span> et la mandibule inf\u00e9rieure est en moyenne plus anguleuse chez les m\u00e2les et rectiligne pour les femelles Le plumage est enti\u00e8rement blanc pur, \u00e0 l&rsquo;exception des r\u00e9miges primaires et secondaires qui sont noires&nbsp;; le pigment responsable de cette coloration est la m\u00e9lanine. Les plumes de la poitrine sont longues et hirsutes, formant une collerette qui est parfois utilis\u00e9e lors de la parade nuptiale. L&rsquo;iris est brun terne ou gris, et la peau du cercle oculaire est noire. L&rsquo;adulte a un bec rouge vif et des pattes rouges, dont la coloration provient de carot\u00e9no\u00efdes pr\u00e9sents dans l&rsquo;alimentation. Dans certaines parties de l&rsquo;Espagne, des \u00e9tudes ont montr\u00e9 que le pigment est synth\u00e9tis\u00e9 depuis l&rsquo;astaxanthine d&rsquo;une esp\u00e8ce introduite d&rsquo;\u00e9crevisses, l&rsquo;\u00c9crevisse de Louisiane (<em>Procambarus clarkii<\/em>), et les couleurs vives du bec apparaissent m\u00eame chez les oisillons, ce qui n&rsquo;est pas le cas dans le reste de la r\u00e9partition o\u00f9 les jeunes ont des couleurs ternes. Les zones nues sont plus vivement color\u00e9es pendant la saison de reproduction. La cigogne fait partie des quelques oiseaux ayant conserv\u00e9 un p\u00e9nis vestigial.<\/p>\n<p>Comme chez les autres cigognes, les ailes sont longues et larges, adapt\u00e9es au vol ascensionnel. En vol battu, les mouvements d&rsquo;ailes sont lents et r\u00e9guliers. Comme la plupart des membres de sa famille, la cigogne vole avec le cou tendu en avant, et ses longues pattes d\u00e9passent largement de sa courte queue. Au sol elle marche \u00e0 un rythme lent et r\u00e9gulier, avec la t\u00eate relev\u00e9e, mais rentre souvent celle-ci entre ses \u00e9paules au repos. La mue n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9e, mais semble avoir lieu tout au long de l&rsquo;ann\u00e9e, et les r\u00e9miges primaires sont remplac\u00e9es au cours de la saison de reproduction.<\/p>\n<p>\u00c0 l&rsquo;\u00e9closion, le jeune a un duvet clairsem\u00e9, compos\u00e9 de courtes plumes blanch\u00e2tres. Ce duvet est remplac\u00e9 environ une semaine plus tard par un plumage plus dense de duvet blanc et laineux. En trois semaines, le jeune oiseau acquiert ses scapulaires noires et ses plumes de contour. \u00c0 la sortie de l\u2019\u0153uf le poussin a les pattes ros\u00e2tres&nbsp;; elles virent au gris-noir \u00e0 mesure qu&rsquo;il vieillit. Son bec est noir avec la pointe brune. Quand il a fini de s&#8217;emplumer, le juv\u00e9nile poss\u00e8de un plumage semblable \u00e0 celui de l&rsquo;adulte, avec toutefois des plumes noires souvent teint\u00e9es de brun, et le bec et les pattes d&rsquo;un brun-rouge ou orange plus terne que les parents. Le bec est g\u00e9n\u00e9ralement orange ou rouge avec la pointe sombre ; il prend sa couleur rouge d\u00e9finitive l&rsquo;\u00e9t\u00e9 suivant, bien que les pointes noires persistent chez certains individus. Les jeunes cigognes acqui\u00e8rent leur plumage d&rsquo;adulte \u00e0 leur deuxi\u00e8me \u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p><span id=\"Esp.C3.A8ces_similaires\" class=\"mw-headline\">Esp\u00e8ces similaires<\/span><\/p>\n<p>Dans son aire de r\u00e9partition, la Cigogne blanche se reconna\u00eet facilement vue au sol, mais vue de loin, en vol, elle peut \u00eatre confondue avec plusieurs autres esp\u00e8ces arborant des motifs similaires sous les ailes, comme le Tantale ibis (<em>Mycteria ibis<\/em>), le P\u00e9lican blanc (<em>Pelecanus onocrotalus<\/em>) ou le Percnopt\u00e8re (<em>Neophron percnopterus<\/em>). Le Tantale ibis se distingue par sa queue noire et son bec jaune, plus long et l\u00e9g\u00e8rement courb\u00e9. La Cigogne blanche est \u00e9galement l\u00e9g\u00e8rement plus grande en moyenne que ce tantale. Le P\u00e9lican blanc a des pattes courtes qui ne d\u00e9passent pas de la queue en vol, alors que c&rsquo;est clairement l&rsquo;inverse pour la cigogne. Il vole \u00e9galement avec son cou r\u00e9tract\u00e9, la t\u00eate pr\u00e8s de son corps massif, quand la cigogne l&rsquo;\u00e9tend \u00e0 l&rsquo;horizontale. Les vol\u00e9es de p\u00e9licans sont \u00e9galement plus organis\u00e9es et synchronis\u00e9es que les vol\u00e9es l\u00e2ches form\u00e9es par la Cigogne blanche. Le Vautour percnopt\u00e8re est plus petit, avec la queue longue se terminant en pointe, des pattes plus courtes et une petite t\u00eate jaune avec un cou court. La Grue cendr\u00e9e (<em>Grus grus<\/em>) peut \u00e9galement para\u00eetre blanche et noire par un temps tr\u00e8s ensoleill\u00e9, mais ses pattes et son cou paraissent plus longs en vol que ceux de la Cigogne blanche ; vu de loin et sous une forte luminosit\u00e9, le dessus des ailes de la Cigogne noire (<em>Ciconia nigra<\/em>) peut \u00e9galement sembler p\u00e2le et faire penser \u00e0 la Cigogne blanche.<\/p>\n<p>La Cigogne blanche est un oiseau gr\u00e9gaire, formant des groupes de milliers d&rsquo;individus sur les chemins migratoires et dans les aires d&rsquo;hivernage en Afrique. Les oiseaux non-reproducteurs se rassemblent en groupes de 40 \u00e0 50 individus au cours de la saison de reproduction. La Cigogne d&rsquo;Abdim (<em>Ciconia abdimii<\/em>), plus petite et au plumage sombre est souvent pr\u00e9sente dans les regroupements de Cigognes blanches en Afrique australe. Chez la Cigogne blanche les couples reproducteurs peuvent se r\u00e9unir en petits groupes pour chasser, et dans certaines r\u00e9gions des oiseaux forment des colonies pour nidifier. Cependant la taille des groupes varie \u00e9norm\u00e9ment d&rsquo;une colonie \u00e0 l&rsquo;autre, et il n&rsquo;existe pas de structure sociale pr\u00e9cise. Les jeunes reproducteurs font souvent leur nid \u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie, tandis que les cigognes plus vieilles ont un meilleur succ\u00e8s reproducteur en occupant les nids de meilleure qualit\u00e9 vers le centre de la colonie. La structure sociale et la coh\u00e9sion du groupe est maintenue par des comportements altruistes comme le toilettage r\u00e9ciproque, un comportement exclusivement pr\u00e9sent au nid. Des oiseaux debout peuvent ainsi lisser les plumes de la t\u00eate d&rsquo;oiseaux assis, les parents toiletter leurs jeunes ou ces derniers se nettoyer mutuellement. Contrairement \u00e0 la plupart des cigognes, la Cigogne blanche n&rsquo;adopte jamais de posture statique avec les ailes d\u00e9ploy\u00e9es, m\u00eame si elle peut les tenir d\u00e9pli\u00e9es, les r\u00e9miges primaires pointant vers le bas, lorsque son plumage est mouill\u00e9.<\/p>\n<p>La Cigogne blanche d\u00e9pose parfois des fientes tr\u00e8s dilu\u00e9es, contenant les mati\u00e8res f\u00e9cales et l&rsquo;urine, sur ses propres pattes, rendant celles-ci blanches. L&rsquo;\u00e9vaporation r\u00e9sultant assure le refroidissement que l&rsquo;on appelle urohidrose. Les oiseaux bagu\u00e9s peuvent parfois souffrir d&rsquo;une accumulation de fientes autour de l&rsquo;anneau qui leur blesse les pattes et peut entra\u00eener des n\u00e9croses mortelles. La Cigogne blanche est consid\u00e9r\u00e9e cmme une utilisatrice d&rsquo;outils, pouvant essorer des mousses avec son bec pour faire goutter de l&rsquo;eau dans celui de ses poussins.<\/p>\n<p>Chez l&rsquo;esp\u00e8ce, les muscles de la syrinx sont r\u00e9duits. Le son principal \u00e9mis par la Cigogne blanche adulte est un claquement de bec bruyant, qui a \u00e9t\u00e9 compar\u00e9 \u00e0 des tirs lointains de mitrailleuses. On dit qu&rsquo;elle claquette, craquette ou glottore. L&rsquo;oiseau produit ce bruit en ouvrant et refermant rapidement son bec de sorte qu&rsquo;un clac se fait \u00e0 chaque fois que ses mandibules se rencontrent, amplifi\u00e9 par son sac gulaire, qui agit comme caisse de r\u00e9sonance. Utilis\u00e9s pour diverses interactions sociales, ces claquements de bec deviennent g\u00e9n\u00e9ralement de plus en plus forts, et \u00e0 des rythmes distinctifs selon la situation, par exemple plus lent lors de la copulation et rapide lorsqu&rsquo;il est pouss\u00e9 comme un cri d&rsquo;alarme. La voix des adultes ne s&rsquo;entend que lorsqu&rsquo;ils produisent de faibles sifflements, \u00e0 peine audibles&nbsp;; les jeunes oiseaux peuvent cependant pousser des sifflements secs, des p\u00e9piements divers et des miaulements pour r\u00e9clamer leur nourriture. Comme les adultes, les jeunes peuvent aussi claquer du bec.<\/p>\n<p>Les Cigognes blanches pr\u00e9sentent \u00e9galement un comportement o\u00f9 un individu jette rapidement sa t\u00eate vers l&rsquo;arri\u00e8re de telle sorte que sa calotte touche son dos, avant de ramener lentement sa t\u00eate vers l&rsquo;avant, le tout \u00e0 plusieurs reprises. Ce comportement est utilis\u00e9 comme un salut entre les oiseaux, apr\u00e8s le co\u00eft, et aussi comme attitude de menace. Il peut aussi \u00eatre utilis\u00e9 par les petits. Les couples reproducteurs sont territoriaux durant l&rsquo;\u00e9t\u00e9, et utilisent cette parade, ou s&rsquo;accroupissent vers l&rsquo;avant, la queue inclin\u00e9e et les ailes \u00e9tendues. Si les attitudes mena\u00e7antes ne suffisent pas, des combats entre m\u00e2les \u00e9clatent, parfois sanglants et pouvant s&rsquo;\u00e9taler sur plusieurs jours.<img decoding=\"async\" class=\"wp-image-13199 alignleft\" src=\"http:\/\/wildtravel.ro\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/barza-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"330\" height=\"220\" srcset=\"https:\/\/wildtravel.ro\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/barza-300x200.jpg 300w, https:\/\/wildtravel.ro\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/barza-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wildtravel.ro\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/barza-768x512.jpg 768w, https:\/\/wildtravel.ro\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/barza-1536x1024.jpg 1536w, https:\/\/wildtravel.ro\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/barza-2048x1365.jpg 2048w\" sizes=\"(max-width: 330px) 100vw, 330px\" \/><\/p>\n<p><span id=\"Alimentation\" class=\"mw-headline\">Alimentation<\/span><\/p>\n<p>La Cigogne blanche consomme une grande vari\u00e9t\u00e9 de proies animales. Elle pr\u00e9f\u00e8re se nourrir dans les prairies qui se trouvent dans un rayon de <span class=\"nowrap\">5&nbsp;km<\/span> autour de son nid et sur les sites o\u00f9 la v\u00e9g\u00e9tation est courte, de sorte que ses proies sont plus accessibles. Son r\u00e9gime alimentaire varie selon la saison, l&rsquo;endroit et la disponibilit\u00e9 des proies. Les proies les plus courantes sont les insectes, principalement des col\u00e9opt\u00e8res et des orthopt\u00e8res (sauterelles, criquets et grillons), respectivement 49,5&nbsp;% et 43,7&nbsp;% des insectes lors d&rsquo;une \u00e9tude sur trois ans effectu\u00e9e en Espagne \u00e0 partir de pelotes de r\u00e9jection, les insectes repr\u00e9sentant 99,3&nbsp;% du nombre total des proies. Viennent ensuite les lombrics, les reptiles, les amphibiens \u2014&nbsp;notamment les grenouilles telles que la grenouille verte (<em>Rana kl. esculenta<\/em> ) et la grenouille rousse (<em>Rana temporaria<\/em>)&nbsp;\u2014 et de petits mammif\u00e8res comme les campagnols (notamment <em>Microtus arvalis<\/em> et les esp\u00e8ces du genre <em>Arvicola<\/em>), les taupes et les musaraignes. Elle attrape ces rongeurs en les guettant \u00e0 la sortie de leur trou. Moins souvent, la Cigogne blanche consomme aussi des \u0153ufs d&rsquo;oiseaux, de jeunes oiseaux, des poissons, des mollusques, des crustac\u00e9s et, en Afrique du Nord, des scorpions.<\/p>\n<p>La Cigogne blanche chasse principalement pendant la journ\u00e9e&nbsp;; elle avale directement les petites proies, mais tue et d\u00e9coupe les proies plus grosses avant de les avaler. Elle avale parfois des \u00e9lastiques qu&rsquo;elle prend pour des vers de terre, et ceux-ci peuvent parfois causer la mort de l&rsquo;individu par occlusion intestinale. Elle chasse sans g\u00eane dans les terrains ouverts et n&rsquo;h\u00e9site pas \u00e0 suivre les engins de labour ou les batteuses afin de consommer les animaux d\u00e9busqu\u00e9s ou d\u00e9chiquet\u00e9s par les machines. En Afrique elle sait \u00e9galement tirer profit des feux de brousse qui d\u00e9nichent toutes sortes de proies. On a observ\u00e9 des oiseaux retournant en Lettonie au cours du printemps rep\u00e9rer leurs proies, des grenouilles <em>Rana arvalis<\/em>, en suivant les appels nuptiaux produits par des rassemblements de grenouilles m\u00e2les. Des Cigognes blanches hivernant dans l&rsquo;ouest de l&rsquo;Inde ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9es suivant une Antilope cervicapre (<em>Antilope cervicapra<\/em>) pour capturer les insectes d\u00e9rang\u00e9s par le bovid\u00e9.<\/p>\n<p>Le r\u00e9gime alimentaire des oiseaux non reproducteurs est similaire \u00e0 celui des oiseaux nicheurs, mais les proies sont plus souvent prises dans les zones s\u00e8ches. Lorsque les cigogneaux sont \u00e2g\u00e9s de plusieurs semaines, pr\u00e8s de <span class=\"nowrap\">4&nbsp;kg<\/span> de nourriture sont quotidiennement n\u00e9cessaires pour nourrir une famille. Les Cigognes blanches passant l&rsquo;hiver en Inde se nourrissent parfois avec la Cigogne \u00e9piscopale (<em>Ciconia episcopus<\/em>). Des cas de cleptoparasitisme ont \u00e9t\u00e9 report\u00e9s, une Cigogne blanche ayant vol\u00e9 un rongeur au Busard des roseaux (<em>Circus aeruginosus<\/em>) en Inde&nbsp;; \u00e0 l&rsquo;inverse le Busard cendr\u00e9 (<em>Circus pygargus<\/em>) est connu pour harceler les Cigognes blanches se nourrissant de campagnols dans certaines parties de la Pologne.<\/p>\n<p><span id=\"Reproduction\" class=\"mw-headline\">Reproduction<\/span><\/p>\n<p>La Cigogne blanche se reproduit dans les zones agricoles ouvertes pr\u00e8s de zones humides, construisant son grand nid de branches dans les arbres, sur les b\u00e2timents, ou sur une plate-forme b\u00e2tie par l&rsquo;homme et pr\u00e9vue \u00e0 cet effet. Les nids sont g\u00e9n\u00e9ralement construits en colonies l\u00e2ches, mais on a compt\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 neuf nids sur un m\u00eame toit. G\u00e9n\u00e9ralement plac\u00e9 \u00e0 grande hauteur, il est a l&rsquo;abri des pr\u00e9dateurs terrestres mais peut occasionnellement \u00eatre construit au sol. L&rsquo;esp\u00e8ce nidifie souvent \u00e0 proximit\u00e9 de l&rsquo;habitat humain&nbsp;; les nids peuvent \u00eatre construits sur les \u00e9glises ou d&rsquo;autres b\u00e2timents. Chaque nid mesure de un \u00e0 deux m\u00e8tres de profondeur, de 0,8 \u00e0 <span class=\"nowrap\">1,5&nbsp;m<\/span> de diam\u00e8tre et pesant de 60 \u00e0 <span class=\"nowrap\">250&nbsp;kg<\/span>. Il est g\u00e9n\u00e9ralement utilis\u00e9 ann\u00e9e apr\u00e8s ann\u00e9e, en particulier par les plus vieux m\u00e2les. Le m\u00e2le revient plus t\u00f4t dans la saison, et choisit le nid. Les grands nids produisent plus de jeunes \u00e0 l&rsquo;envol, et semblent \u00eatre recherch\u00e9s. Un changement de nid est souvent li\u00e9 \u00e0 un changement dans l&rsquo;appariement et \u00e0 une saison de reproduction mauvaise l&rsquo;ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente&nbsp;; les jeunes oiseaux sont ainsi plus susceptibles de changer de site de nidification. Si un individu arrivant \u00e0 un nid reste g\u00e9n\u00e9ralement pour s&rsquo;y reproduire, on a observ\u00e9 dans le Sud-Ouest de la Pologne plusieurs couples se succ\u00e9der dans un m\u00eame nid avant qu&rsquo;un ne se d\u00e9cide \u00e0 s&rsquo;y \u00e9tablir.<\/p>\n<p>Quand le m\u00e2le a choisi le nid, les partenaires se saluent en claquetant du bec, la t\u00eate renvers\u00e9e sur le dos. Quand l&rsquo;entente est r\u00e9ussie, \u00e0 force de parades et de caresses, l&rsquo;accouplement donne lieu \u00e0 d&rsquo;audacieuses acrobaties. Le plus souvent, l&rsquo;oiselle doit se tenir debout, tandis que son partenaire bat des ailes pour s&rsquo;\u00e9quilibrer en s&rsquo;accroupissant sur elle. Les partenaires copulent fr\u00e9quemment pendant le mois avant que la femelle ne ponde. Des rapports fr\u00e9quents sont g\u00e9n\u00e9ralement signe de comp\u00e9tition spermatique ou de relations hors couple, mais ce deuxi\u00e8me comportement est rare chez la Cigogne blanche.<\/p>\n<p>Il arrive souvent que d&rsquo;autres esp\u00e8ces d&rsquo;oiseaux nichent dans les grands nids de la Cigogne blanche. Parmi les occupants les plus r\u00e9guliers, on compte le Moineau domestique (<em>Passer domesticus<\/em>), le Moineau friquet (<em>Passer montanus<\/em>) et l&rsquo;\u00c9tourneau sansonnet (<em>Sturnus vulgaris<\/em>)&nbsp;; on recense des r\u00e9sidents moins communs, comme le Faucon cr\u00e9cerelle (<em>Falco tinnunculus<\/em>), la Chouette chev\u00eache (<em>Athene noctua<\/em>), le Rollier d&rsquo;Europe (<em>Coracias garrulus<\/em>), la Bergeronnette grise (<em>Motacilla alba<\/em>), le Rougequeue noir (<em>Phoenicurus ochruros<\/em>), le Choucas des tours (<em>Coloeus monedula<\/em>) et le Moineau espagnol (<em>Passer<br \/>\n<\/em><\/p>\n<p>Chez la Cigogne blanche un couple n&rsquo;\u00e9l\u00e8ve qu&rsquo;une seule couv\u00e9e par an. La femelle pond g\u00e9n\u00e9ralement quatre \u0153ufs, mais des pontes d&rsquo;un \u00e0 sept \u0153ufs ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 signal\u00e9es. Les \u0153ufs sont blancs, mais ont souvent l&rsquo;air sales ou jaun\u00e2tres \u00e0 cause d&rsquo;un rev\u00eatement gluant. Ils mesurent en moyenne <span class=\"nowrap\">72,58 \u00d7 51,86 mm<\/span>, et p\u00e8sent de 96 \u00e0 <span class=\"nowrap\">129&nbsp;g<\/span>, dont <span class=\"nowrap\">10,76&nbsp;g<\/span> de coquille. Un \u0153uf est pondu tous les deux jours, mais l&rsquo;incubation commence d\u00e8s que le premier \u0153uf est pondu, de sorte que l&rsquo;\u00e9closion, qui commence 33 \u00e0 34 jours plus tard, est asynchrone. Les deux parents participent \u00e0 l&rsquo;incubation pendant la journ\u00e9e, mais la t\u00e2che est assur\u00e9e la nuit par la femelle seule.<\/p>\n<p>La temp\u00e9rature et les conditions m\u00e9t\u00e9orologiques au moment de l&rsquo;\u00e9closion sont importantes&nbsp;; les temp\u00e9ratures fra\u00eeches et le temps humide diminuent le succ\u00e8s reproducteur en augmentant le taux de mortalit\u00e9 des poussins. De fa\u00e7on un peu inattendue, une \u00e9tude a montr\u00e9 que les oisillons \u00e9tant sortis de l&rsquo;\u0153uf plus tard et qui parviennent \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge adulte ont plus de poussins que leurs cong\u00e9n\u00e8res de nids \u00e9clos plus t\u00f4t. Le premier petit sortant de l&rsquo;\u0153uf b\u00e9n\u00e9ficie g\u00e9n\u00e9ralement d&rsquo;un avantage concurrentiel sur les autres. Les poussins plus faibles ou petits sont parfois tu\u00e9s par leurs parents. Cela se produit quand les ressources alimentaires se font insuffisantes, la r\u00e9duction de la taille des couv\u00e9es augmentant les chances de survie des autres oisillons. Les cigogneaux ne s&rsquo;attaquent pas entre eux, les poussins plus forts ne sont notamment pas agressifs envers les plus faibles membres de leur couv\u00e9e comme c&rsquo;est le cas chez certaines esp\u00e8ces (ca\u00efnisme), et la m\u00e9thode de nourrissage employ\u00e9e par les parents \u2014&nbsp;la r\u00e9gurgitation de grandes quantit\u00e9s de nourriture \u00e0 la fois sur le fond du nid&nbsp;\u2014 ne permet pas aux plus forts de se nourrir enti\u00e8rement au d\u00e9triment des plus faibles&nbsp;; l&rsquo;infanticide par les parents reste donc le moyen efficace de r\u00e9duire la taille d&rsquo;une couv\u00e9e mais n&rsquo;est pas souvent observ\u00e9.<\/p>\n<p>De <span class=\"nowrap\">75&nbsp;grammes<\/span> \u00e0 l&rsquo;\u00e9closion, la masse corporelle des poussins augmente tr\u00e8s rapidement dans les premi\u00e8res semaines et atteint un plateau d&rsquo;environ <span class=\"nowrap\">3,4&nbsp;kg<\/span> en 45 jours&nbsp;; la longueur du bec augmente de mani\u00e8re lin\u00e9aire pendant environ 50 jours. Les jeunes oiseaux sont nourris avec des vers de terre et des insectes, qui sont r\u00e9gurgit\u00e9s par les parents sur le fond du nid. Les a\u00een\u00e9s peuvent atteindre le bec des parents et y obtenir leur nourriture. L&rsquo;eau est vers\u00e9e directement du bec des adultes dans celui des jeunes. Les dix premiers jours, les parents nourrissent les petits toutes les heures&nbsp;; quand ces derniers ont atteint l&rsquo;\u00e2ge de deux ou trois semaines, les adultes reviennent toutes les deux heures. Les poussins quittent le nid 58 \u00e0 64 jours apr\u00e8s l&rsquo;\u00e9closion.<\/p>\n<p>La Cigogne blanche commence g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 se reproduire \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de quatre ans, m\u00eame si certains individus peuvent se reproduire d\u00e8s deux ans et au plus tard \u00e0 sept ans. Le record de long\u00e9vit\u00e9 connu pour une Cigogne blanche sauvage est d\u00e9tenu par un individu retrouv\u00e9 mort 39 ans apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 bagu\u00e9 en Suisse, tandis que des oiseaux captifs ont v\u00e9cu pendant plus de 35 ans.<\/p>\n<p><span id=\"Parasites_et_maladies\" class=\"mw-headline\">Parasites et maladies<\/span><\/p>\n<p>Les nids de la Cigogne blanche abritent une multitude de petits arthropodes, en particulier au cours des mois les plus chauds qui suivent l&rsquo;arriv\u00e9e des oiseaux sur leurs aires de reproduction. En r\u00e9utilisant un m\u00eame nid plusieurs ann\u00e9es successives, les cigognes apportent chaque saison plus de mat\u00e9riaux pour le remplir et des couches de mati\u00e8re organique s&rsquo;y accumulent. La temp\u00e9rature dans le nid est r\u00e9gul\u00e9e par la chaleur corporelle des parents mais les excr\u00e9ments, les restes de nourritures, les plumes ou les peaux mortes nourrissent une population importante et diversifi\u00e9e d&rsquo;acariens m\u00e9sostigmates. Une \u00e9tude portant sur une douzaine de nids a trouv\u00e9 13&nbsp;352 individus appartenant \u00e0 34 esp\u00e8ces, les plus communes \u00e9tant <em>Macrocheles merdarius<\/em>, <em>M. robustulus<\/em>, <em>Uroobovella pyriformis<\/em> et <em>Trichouropoda orbicularis<\/em>, qui repr\u00e9sentent pr\u00e8s de 85&nbsp;% des individus trouv\u00e9s. Ces arachnides se nourrissent des \u0153ufs et des larves d&rsquo;insectes et des n\u00e9matodes, qui sont abondants dans la liti\u00e8re des nids. Ces acariens sont dispers\u00e9s par les col\u00e9opt\u00e8res coprophages, notamment de la famille des Scarabaeidae, ou sur du fumier apport\u00e9 par les cigognes lors de la construction du nid. Il ne semble pas se d\u00e9velopper d&rsquo;acariens parasites, ce qui pourrait \u00eatre contr\u00f4l\u00e9 par les esp\u00e8ces pr\u00e9datrices. L&rsquo;impact global des populations d&rsquo;acariens n&rsquo;est pas clairement d\u00e9termin\u00e9&nbsp;; ils pourraient jouer un r\u00f4le dans l&rsquo;\u00e9limination des organismes nuisibles, ou avoir un effet n\u00e9gatif sur les oisillons.<\/p>\n<p>Les oiseaux eux-m\u00eames sont les h\u00f4tes d&rsquo;esp\u00e8ces appartenant \u00e0 plus de quatre genres d&rsquo;acariens des plumes. Ces arthropodes, comme <em>Freyanopterolichus pelargicus<\/em> et <em>Pelargolichus didactylus<\/em> vivent sur les champignons qui poussent sur les plumes, qui pourraient eux-m\u00eames se nourrir de la k\u00e9ratine des plumes ext\u00e9rieures ou des corps gras les recouvrant. Les poux m\u00e2cheurs tels que <em>Colpocephalum zebra<\/em> sont plut\u00f4t trouv\u00e9s sur les ailes, et le phthirapt\u00e8re <em>Neophilopterus incompletus<\/em> partout ailleurs sur le corps.<\/p>\n<p>La Cigogne blanche compte \u00e9galement plusieurs types de parasites internes, comme les protozoaires du genre <em>Giardia<\/em>, des parasites intestinaux, et <em>Toxoplasma gondii<\/em>. Une \u00e9tude men\u00e9e sur 120 carcasses de Cigognes blanches de Saxe-Anhalt et du Brandebourg en Allemagne a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 huit esp\u00e8ces de tr\u00e9matodes, quatre de cestodes et au moins trois esp\u00e8ces de n\u00e9matodes&nbsp;; cinq de ces esp\u00e8ces sont consid\u00e9r\u00e9es comme propres \u00e0 la Cigogne blanche. Une esp\u00e8ce de douves, <em>Chaunocephalus ferox<\/em>, a caus\u00e9 des l\u00e9sions dans la paroi de l&rsquo;intestin gr\u00eale chez un certain nombre d&rsquo;oiseaux admis dans deux centres de r\u00e9adaptation dans le centre de l&rsquo;Espagne, et a \u00e9t\u00e9 associ\u00e9e avec un poids r\u00e9duit des individus porteurs. Ce ver plat est un agent pathog\u00e8ne et une cause de morbidit\u00e9 av\u00e9r\u00e9e chez le Bec-ouvert indien (<em>Anastomus oscitans<\/em>).<img decoding=\"async\" class=\"wp-image-13195 alignright\" src=\"http:\/\/wildtravel.ro\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/7-300x170.jpg\" alt=\"\" width=\"489\" height=\"277\" srcset=\"https:\/\/wildtravel.ro\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/7-300x170.jpg 300w, https:\/\/wildtravel.ro\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/7-1024x580.jpg 1024w, https:\/\/wildtravel.ro\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/7-768x435.jpg 768w, https:\/\/wildtravel.ro\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/7-1536x870.jpg 1536w, https:\/\/wildtravel.ro\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/7-2048x1160.jpg 2048w\" sizes=\"(max-width: 489px) 100vw, 489px\" \/><\/p>\n<p title=\"Influenzavirus A sous-type H5N1\">La Cigogne blanche peut aussi \u00eatre victime de la grippe aviaire, dont sa souche H5N1, et du virus du Nil occidental, qui infecte principalement les oiseaux et se transmet entre les oiseaux par les moustiques. Les oiseaux migrateurs pourraient jouer un r\u00f4le important dans la propagation de ces virus mais leur \u00e9cologie reste mal connue. Le 26 ao\u00fbt 1998, un groupe d&rsquo;environ 1&nbsp;200 Cigognes blanches en migration, d\u00e9vi\u00e9 de son trajet vers le sud, atterrit \u00e0 Eilat, dans le Sud d&rsquo;Isra\u00ebl. Les oiseaux sont stress\u00e9s apr\u00e8s un long vol battu leur \u00e9vitant de trop d\u00e9vier de leur itin\u00e9raire, et un certain nombre meurt. Une souche virulente de virus du Nil occidental est isol\u00e9e \u00e0 partir des cerveaux de onze juv\u00e9niles morts. Les autres Cigognes blanches par la suite test\u00e9es en Isra\u00ebl ont des anticorps contre ce virus. En 2008, trois jeunes Cigognes blanches d&rsquo;un refuge faunique polonais ont des r\u00e9sultats s\u00e9rologiques positifs, indiquant une exposition au virus, mais le statut du virus dans ce pays n&rsquo;est pas certain pour autant.<\/p>\n<div class=\"thumb tright\">\n<div class=\"thumbinner\" style=\"width: 222px;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"thumbimage\" src=\"http:\/\/upload.wikimedia.org\/wikipedia\/commons\/thumb\/7\/70\/WhiteStorkMap.svg\/220px-WhiteStorkMap.svg.png\" alt=\"carte g\u00e9ographique\" width=\"220\" height=\"220\"><\/p>\n<div class=\"thumbcaption\">\n<div class=\"magnify\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/bits.wikimedia.org\/static-1.22wmf22\/skins\/common\/images\/magnify-clip.png\" alt=\"\" width=\"15\" height=\"11\"><\/div>\n<p>Distribution et itin\u00e9raires de migrations approximatifs.<\/p>\n<ul>\n<li style=\"font-size: 90%; list-style: none; margin: 0 0 0 -1.5em;\"><span style=\"border: 1px solid grey; background: #35AC35;\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/span>&nbsp;zone de nidification<\/li>\n<li style=\"font-size: 90%; list-style: none; margin: 0 0 0 -1.5em;\"><span style=\"border: 1px solid grey; background: #5087C3;\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/span>&nbsp;zone d&rsquo;hivernage<\/li>\n<li style=\"list-style: none; margin: 0 0 0 -1.5em;\"><span style=\"border-top: red solid 2px; width: 1em; position: relative; top: .8em;\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/span>&nbsp;<span style=\"padding-right: .2em; font-size: 90%;\">routes de migration<\/span><\/li>\n<\/ul>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<p>La sous-esp\u00e8ce type a une aire de r\u00e9partition disjointe mais tr\u00e8s \u00e9tendue \u00e0 travers l&rsquo;Europe&nbsp;; les populations sont plus denses dans la p\u00e9ninsule Ib\u00e9rique et en Afrique du Nord \u00e0 l&rsquo;Ouest, ainsi qu&rsquo;en Europe centrale et de l&rsquo;Est \u2014&nbsp;avec le quart de la population mondiale se concentrant en Pologne \u2014 et dans l&rsquo;Ouest de l&rsquo;Asie. La population de la sous-esp\u00e8ce <em>C. c. asiatica<\/em> compte pr\u00e8s de 1&nbsp;450 oiseaux et se limite \u00e0 une r\u00e9gion d&rsquo;Asie centrale situ\u00e9e entre la mer d&rsquo;Aral et le Xinjiang, dans l&rsquo;ouest de la Chine. On pense que la population du Xinjiang a disparu vers 1980. Les itin\u00e9raires de migration \u00e9tendent l&rsquo;aire de r\u00e9partition de cette esp\u00e8ce dans de nombreuses parties d&rsquo;Afrique et d&rsquo;Inde. Certaines populations sont situ\u00e9es sur la route de migration de l&rsquo;Est, qui passe \u00e0 travers Isra\u00ebl en direction de l&rsquo;Afrique orientale et centrale.<\/p>\n<p>Quelques cas de reproduction ont \u00e9t\u00e9 signal\u00e9s en Afrique du Sud depuis 1933 \u00e0 Calitzdorp, et environ 10 oiseaux ont \u00e9t\u00e9 vus nicher depuis les ann\u00e9es 1990 autour de Bredasdorp. Une petite population de cigognes blanches hiverne en Inde et appartient principalement \u00e0 la sous-esp\u00e8ce <em>C. c. asiatica<\/em>, puisque des vol\u00e9es comptant jusqu&rsquo;\u00e0 200 oiseaux ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9es dans les ann\u00e9es 1900 migrer au printemps \u00e0 travers la vall\u00e9e de Kurram. Cependant des oiseaux bagu\u00e9s en Allemagne ont \u00e9t\u00e9 recaptur\u00e9s dans l&rsquo;Ouest et dans le Sud de l&rsquo;Inde, respectivement \u00e0 B\u00eek\u00e2ner et Tirunelveli. Un sp\u00e9cimen atypique avec un cercle oculaire rouge, une caract\u00e9ristique de la Cigogne orientale (<em>C. boyciana<\/em>), a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9 et une \u00e9tude plus approfondie de la population indienne est n\u00e9cessaire. Au nord de son aire de reproduction, la Cigogne blanche est un migrateur de passage ou erratique en Finlande, en Grande-Bretagne, en Irlande, en Islande, en Norv\u00e8ge et en Su\u00e8de, ainsi qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;Ouest des A\u00e7ores et de Mad\u00e8re. La r\u00e9partition de l&rsquo;esp\u00e8ce s&rsquo;\u00e9tend vers l&rsquo;Ouest de la Russie.<\/p>\n<p><span id=\"Habitat\" class=\"mw-headline\">Habitat<\/span><\/p>\n<p>La Cigogne blanche privil\u00e9gie les prairies herbeuses pour trouver son alimentation, les terres cultiv\u00e9es, souvent aux abords des cours d&rsquo;eau, ainsi que les marais et les zones inondables ; 75&nbsp;% des nids sont situ\u00e9s dans ces zones humides. Elle \u00e9vite les zones envahies par les herbes hautes et les arbustes. Dans la r\u00e9gion de Tchernobyl, dans le Nord de l&rsquo;Ukraine, les populations ont diminu\u00e9 apr\u00e8s l&rsquo;accident nucl\u00e9aire de 1986, quand les terres agricoles ont laiss\u00e9 la place aux broussailles et aux herbes hautes. Dans certaines parties de la Pologne, les sols naturellement pauvres en ressources alimentaires ont contraint les Cigognes blanches \u00e0 chercher leur nourriture dans les d\u00e9charges depuis 1999. Des oiseaux ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 signal\u00e9s prospecter dans les d\u00e9charges au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et en Afrique du Sud. Dans ses zones d&rsquo;hivernage, elle peuple les savanes et les steppes, \u00e9vitant les for\u00eats tropicales.<\/p>\n<p>La Cigogne blanche niche en grand nombre dans les r\u00e9gions aux prairies ouvertes, en particulier aux zones herbeuses humides ou p\u00e9riodiquement inond\u00e9es, et moins dans les zones plus v\u00e9g\u00e9talis\u00e9es, buissonneuses ou foresti\u00e8res. On a retrouv\u00e9 cet oiseau nichant jusqu&rsquo;\u00e0 <span class=\"nowrap\">2&nbsp;000&nbsp;m<\/span> d&rsquo;altitude en Arm\u00e9nie. En Afrique, sur les aires d&rsquo;hivernage, on la retrouve dans les prairies, les zones humides, et les terres agricoles. La Cigogne blanche a probablement b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 des activit\u00e9s humaines durant le Moyen \u00c2ge, les zones bois\u00e9es ayant \u00e9t\u00e9 d\u00e9frich\u00e9es pour la cr\u00e9ation de nouveaux p\u00e2turages et de terres agricoles, et l&rsquo;esp\u00e8ce se trouvait alors dans une grande partie de l&rsquo;Europe, nichant jusque dans le nord que la Su\u00e8de. Un couple a nich\u00e9 au sommet de la cath\u00e9drale Saint-Gilles d&rsquo;\u00c9dimbourg, en \u00c9cosse, en 1416.<\/p>\n<p>Au <span class=\"romain\">XIX<\/span><sup>e<\/sup>&nbsp;si\u00e8cle l&rsquo;industrialisation et les changements dans les m\u00e9thodes agricoles causent un d\u00e9clin de l&rsquo;esp\u00e8ce, et la Cigogne blanche ne niche plus dans de nombreux pays depuis, les bastions de la population de l&rsquo;Ouest \u00e9tant dor\u00e9navant en Espagne, en Ukraine et en Pologne. Dans la p\u00e9ninsule ib\u00e9rique, les populations sont concentr\u00e9es dans le Sud-Ouest, et ont \u00e9galement diminu\u00e9 en raison des pratiques agricoles. Une \u00e9tude publi\u00e9e en 2005 a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que la r\u00e9gion de Podhale dans les hautes terres du Sud de la Pologne avait connu un afflux de Cigognes blanches, les premi\u00e8res ayant nidifi\u00e9 en 1931, \u00e0 des altitudes de plus en plus \u00e9lev\u00e9es au fil des ann\u00e9es, pour atteindre <span class=\"nowrap\">890&nbsp;m\u00e8tres<\/span> d&rsquo;altitude en 1999. Cela pourrait \u00eatre li\u00e9 au r\u00e9chauffement climatique, menant \u00e9galement d&rsquo;autres animaux et des plantes \u00e0 des altitudes plus \u00e9lev\u00e9es. En 2003, une autre \u00e9tude rapportait que, au cours des vingt ann\u00e9es pass\u00e9es, les Cigognes blanches nichant dans la province de Pozna\u0144, dans l&rsquo;ouest de la Pologne, arrivaient au printemps environ dix jours plus t\u00f4t qu&rsquo;\u00e0 la fin du <span class=\"romain\">XIX<\/span><sup>e<\/sup>&nbsp;si\u00e8cle.<\/p>\n<p><span id=\"Migrations\" class=\"mw-headline\">Migrations<\/span><\/p>\n<p>La recherche syst\u00e9matique sur les migrations commence avec l&rsquo;ornithologue allemand Johannes Thienemann, qui d\u00e9bute des \u00e9tudes par baguage en 1906 \u00e0 l&rsquo;observatoire d&rsquo;oiseaux \u00ab&nbsp;Vogelwarte Rossitten&nbsp;\u00bb, sur l&rsquo;isthme de Courlande dans ce qui est alors la Prusse-Orientale. Bien que peu de cigognes passent par cet observatoire, celui-ci coordonne le baguage \u00e0 grande \u00e9chelle de l&rsquo;esp\u00e8ce dans toute l&rsquo;Allemagne et ailleurs en Europe. Entre 1906 et la Seconde Guerre mondiale pr\u00e8s de 100&nbsp;000 Cigognes blanches sont bagu\u00e9es, principalement des juv\u00e9niles, et plus de 2&nbsp;000 \u00ab&nbsp;reprises&nbsp;\u00bb longue-distance (c&rsquo;est-\u00e0-dire d&rsquo;oiseaux captur\u00e9s \u00e0 nouveau, loin de leur lieu de baguage) d&rsquo;oiseaux portant des bagues de Rossitten sont effectu\u00e9es entre 1908 et 1954. Des techniques plus modernes sont aujourd&rsquo;hui utilis\u00e9es de mani\u00e8re compl\u00e9mentaire, comme les balises Argos. Tel est le cas de Max la cigogne, suivi par le mus\u00e9e d&rsquo;histoire naturelle de Fribourg depuis sa naissance en 1999 et mort en d\u00e9cembre 2012 en d\u00e9tenant le record de long\u00e9vit\u00e9 pour un animal muni d&rsquo;une balise.<\/p>\n<p>Les Cigognes blanches juv\u00e9niles effectuent leur premi\u00e8re migration vers le sud selon le m\u00eame trajet que leurs parents, mais d\u00e9plac\u00e9s de ce trajet par les conditions m\u00e9t\u00e9orologiques, ils sont d\u00e9sorient\u00e9s et peuvent rejoindre de nouvelles zones d&rsquo;hivernage. Les adultes, familiers des endroits qu&rsquo;ils traversent, peuvent compenser les vents forts et ajuster leur direction pour retrouver leurs quartiers d&rsquo;hiver usuels. Ainsi tous les oiseaux ayant migr\u00e9 au printemps, m\u00eame ceux ayant hivern\u00e9 dans des endroits inhabituels, peuvent trouver leur chemin pour retourner vers les sites de reproduction traditionnels. Cependant les jeunes de moins d&rsquo;un an restent g\u00e9n\u00e9ralement sur les zones d&rsquo;hivernage et attendent la migration suivante. Une exp\u00e9rience avec de jeunes oiseaux \u00e9lev\u00e9s en captivit\u00e9 \u00e0 Kaliningrad et rel\u00e2ch\u00e9s en l&rsquo;absence de cigognes sauvages pouvant leur servir d&rsquo;exemple a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 qu&rsquo;ils semblaient avoir un instinct de voler vers le sud, m\u00eame si la dispersion dans la direction \u00e9tait importante.<\/p>\n<p>En vol la Cigogne blanche peut atteindre les <span class=\"nowrap\">45&nbsp;km\/h<\/span>. Des vols de longue dur\u00e9e au-dessus de l&rsquo;eau peuvent parfois \u00eatre entrepris. Une jeune Cigogne blanche bagu\u00e9e au nid au Danemark a \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9e par la suite en Angleterre, o\u00f9 elle a pass\u00e9 quelques jours avant de repartir. Elle a ensuite \u00e9t\u00e9 vue survolant St Mary&rsquo;s, et est arriv\u00e9e dans un mauvais \u00e9tat \u00e0 Mad\u00e8re trois jours plus tard. Cette \u00eele est \u00e0 <span class=\"nowrap\">500&nbsp;km<\/span> des c\u00f4tes africaines, et deux fois plus loin du continent europ\u00e9en. Au Moyen-Orient les migrations peuvent \u00eatre entrav\u00e9es par le khamsin, le vent soufflant apportant des temps orageux ne permettant pas le vol. Les groupes de Cigognes blanches attendent alors que passent les conditions m\u00e9t\u00e9orologiques d\u00e9favorables, debout face au vent<\/p>\n<p><span id=\".C3.89tymologie_et_s.C3.A9mantique\" class=\"mw-headline\">\u00c9tymologie et s\u00e9mantique<\/span><\/p>\n<p>Le mot \u00ab&nbsp;cigogne&nbsp;\u00bb est issu probablement de l&rsquo;ancien proven\u00e7al <em><span class=\"lang-pro\" lang=\"pro\" style=\"font-family: sans-serif;\">cegonha<\/span><\/em>, venant lui-m\u00eame du latin <em><span class=\"lang-la\" lang=\"la\" style=\"font-family: sans-serif;\">c\u012dc\u014dn\u012da<\/span><\/em>, initialement retrouv\u00e9 dans les \u0153uvres d&rsquo;Horace et d&rsquo;Ovide, d&rsquo;o\u00f9 sont issus aussi les mots <em>cig\u00fce\u00f1a<\/em> en espagnol, <em>cicogna<\/em> en italien et <em>cegonha<\/em> en portugais. La Cigogne blanche a port\u00e9 de nombreuses appellations en fran\u00e7ais, dans les dialectes locaux ou les langues r\u00e9gionales, dont <em>ciconia<\/em>, <em>cigogno<\/em>, <em>cigougno<\/em>, <em>cigoigno<\/em>, <em>chigogne<\/em> ou <em>chigane<\/em>. Les anglophones et les su\u00e9dophones la nomment <em><span class=\"lang-en\" lang=\"en\" style=\"font-family: sans-serif;\">stork<\/span><\/em>, les germanophones <em><span class=\"lang-de\" lang=\"de\" style=\"font-family: sans-serif;\">Storch<\/span><\/em>, qui selon une \u00e9tymologie populaire, proviendrait du cri \u00ab&nbsp;<em><span class=\"lang-de\" lang=\"de\" style=\"font-family: sans-serif;\">Starke ihn<\/span><\/em>&nbsp;\u00bb \u2014&nbsp;en allemand \u00ab&nbsp;donne-lui de la force&nbsp;\u00bb&nbsp;\u2014 qu&rsquo;aurait l\u00e2ch\u00e9 une cigogne prise de piti\u00e9 lors de la crucifixion du Christ. En r\u00e9alit\u00e9, la forme germanique initiale <em>*sturkaz<\/em>, \u00e0 l&rsquo;origine des diff\u00e9rentes formes dans les langues germaniques, repose sur un radical <em>*sturk-<\/em>, <em>*sterk-<\/em> \u00e9voquant la raideur de la d\u00e9marche de l&rsquo;oiseau.<\/p>\n<p>La Cigogne blanche fait partie des nombreuses esp\u00e8ces d&rsquo;oiseaux d\u00e9crites par le naturaliste su\u00e9dois Carl von Linn\u00e9 dans la dixi\u00e8me \u00e9dition de son <em><span class=\"lang-la\" lang=\"la\" style=\"font-family: sans-serif;\">Systema Naturae<\/span><\/em> parue en 1758, et o\u00f9 il lui donne pour protonyme le bin\u00f4me de <em>Ardea ciconia<\/em>. L&rsquo;esp\u00e8ce est reclass\u00e9e en 1760 et de mani\u00e8re d\u00e9finitive par le zoologiste fran\u00e7ais Mathurin Jacques Brisson dans un nouveau genre, <em>Ciconia<\/em>, dont elle constitue donc l&rsquo;esp\u00e8ce type. Cependant la d\u00e9nomination sp\u00e9cifique faisant alors doublon avec le genre, ce qui est contraire aux pratiques de l&rsquo;\u00e9poque, Jacob Christian Sch\u00e4ffer renomme l&rsquo;esp\u00e8ce en <em>Ciconia alba<\/em> en 1789. L&rsquo;\u00e9pith\u00e8te d&rsquo;origine, <em>ciconia<\/em>, a depuis \u00e9t\u00e9 reprise, selon les conventions du code international de nomenclature zoologique (ICZN). Le nom de genre comme la d\u00e9nomination sp\u00e9cifique, <em>ciconia<\/em>, viennent du mot latin pour \u00ab&nbsp;cigogne&nbsp;\u00bb, <em>c\u012dc\u014dn\u012da<\/em> ; <em>alba<\/em> \u00e9tait quant \u00e0 lui le mot latin pour \u00ab&nbsp;blanc&nbsp;\u00bb.<\/p>\n<p>Deux sous-esp\u00e8ces sont distingu\u00e9es :<\/p>\n<ul>\n<li><em>Ciconia ciconia ciconia<\/em> <small>(Linnaeus, 1758)<\/small>, la sous-esp\u00e8ce type, vit en Europe, dans l&rsquo;Ouest de l&rsquo;Asie, au Moyen-Orient et en Afrique, o\u00f9 elle hiverne au Sud du Sahara ou pour certains oiseaux en Inde ;<\/li>\n<li><em>Ciconia ciconia asiatica<\/em> <small>Severtzov, 1873<\/small> niche en Asie centrale, dans le Turkestan, et hiverne de l&rsquo;Iran \u00e0 l&rsquo;Inde. Cette sous-esp\u00e8ce est l\u00e9g\u00e8rement plus grande que la premi\u00e8re.<\/li>\n<li><span id=\"Phylog.C3.A9nie\" class=\"mw-headline\">Phylog\u00e9nie<\/span><\/li>\n<\/ul>\n<p>La famille de la Cigogne blanche, celle des Ciconiidae, est depuis 2008 la seule de l&rsquo;ordre des Ciconiiformes, qui autrefois comptait notamment certains Pelecaniformes (les h\u00e9rons, le Bec-en-sabot du Nil et l&rsquo;Ombrette africaine). La petite vingtaine d&rsquo;esp\u00e8ces actuelles de la famille \u2014&nbsp;qui se distinguent par leurs ailes larges et arrondies, leur queue courte et leur anisodactylie avec les trois doigts ant\u00e9rieurs l\u00e9g\u00e8rement palm\u00e9s \u2014 est r\u00e9partie en six genres constituant trois grands groupes&nbsp;: le premier rassemble les genres <em>Mycteria<\/em> (quatre tantales) et <em>Anastomus<\/em> (deux becs-ouverts), le second les grandes esp\u00e8ces des genres <em>Ephippiorhynchus<\/em> (deux jabirus), <em>Jabiru<\/em> (du Jabiru d&rsquo;Am\u00e9rique) et <em>Leptoptilos<\/em> (trois marabouts), et le troisi\u00e8me ne compte que le genre <em>Ciconia<\/em>, des cigognes vraies. Ce dernier groupe contient la Cigogne blanche et six autres esp\u00e8ces actuelles, qui se caract\u00e9risent par leurs becs droits et pointus et leur plumage principalement noir et blanc.<\/p>\n<table style=\"margin-left: 1em; margin-bottom: 0.5em; border: 1px solid #99b3ff; background-color: #ffffff; border-radius: 0.6em 0.6em 0.6em 0.6em; font-size: 100%;\" width=\"380\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"2\" align=\"right\">\n<tbody>\n<tr>\n<td colspan=\"2\">Phylog\u00e9nie des esp\u00e8ces<br \/>\nactuelles du genre <em>Ciconia<\/em> :<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"text-align: left; border-style: none;\" colspan=\"2\">\n<div class=\"treeview\">\n<ul>\n<li>\n<ul>\n<li><em>Ciconia nigra<\/em> (Cigogne noire)<\/li>\n<li class=\"emptyline\">\n<ul>\n<li><em>Ciconia abdimii<\/em> (Cigogne d&rsquo;Abdim)<\/li>\n<li class=\"lastline emptyline\">\n<ul>\n<li><em>Ciconia stormi<\/em> (Cigogne de Storm)<\/li>\n<li class=\"lastline\"><em>Ciconia episcopus<\/em> (Cigogne \u00e9piscopale)<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li class=\"lastline emptyline\">\n<ul>\n<li><em>Ciconia maguari<\/em> (Cigogne maguari)<\/li>\n<li class=\"lastline emptyline\">\n<ul>\n<li><em>Ciconia boyciana<\/em> (Cigogne orientale)<\/li>\n<li class=\"lastline\"><em>Ciconia ciconia<\/em> (<strong>Cigogne blanche<\/strong>)<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<\/div>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Les esp\u00e8ces les plus proches de la Cigogne blanche sont la grande Cigogne orientale (<em>Ciconia boyciana<\/em>) d&rsquo;Asie de l&rsquo;Est, qui \u00e9tait autrefois consid\u00e9r\u00e9e comme une sous-esp\u00e8ce de <em>Ciconia ciconia<\/em>, et la Cigogne maguari (<em>C. maguari<\/em>), d&rsquo;Am\u00e9rique du Sud. Ces relations au sein du genre <em>Ciconia<\/em> sont \u00e0 la fois appuy\u00e9es par des similitudes comportementales et par des \u00e9tudes biochimiques, avec l&rsquo;analyse des s\u00e9quences du g\u00e8ne du cytochrome <em>b<\/em> mitochondrial et par l&rsquo;hybridation ADN.<span id=\"Donn.C3.A9es_fossiles\" class=\"mw-headline\"><\/span><\/p>\n<p>L&rsquo;extr\u00e9mit\u00e9 distale de l&rsquo;hum\u00e9rus droit fossilis\u00e9 d&rsquo;une cigogne a \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9 dans des couches datant du Mioc\u00e8ne, sur l&rsquo;\u00eele de Rusinga du lac Victoria, au Kenya. Ce fossile date de 24 \u00e0 6 millions d&rsquo;ann\u00e9es et pourrait \u00eatre celui d&rsquo;une Cigogne blanche ou d&rsquo;une Cigogne noire (<em>C. nigra<\/em>), qui sont de taille \u00e9quivalente et qui ont une structure osseuse tr\u00e8s similaire. Un carpo-m\u00e9tacarpe des couches du Mioc\u00e8ne moyen sur l&rsquo;\u00eele de Maboko pr\u00e9sente les m\u00eames difficult\u00e9s d&rsquo;identification.<\/p>\n<p><span id=\"La_Cigogne_blanche_et_l.27homme\" class=\"mw-headline\"><\/span><span id=\"Menaces_et_conservation\" class=\"mw-headline\">Menaces et conservation<\/span><\/p>\n<p>BirdLife International estime que la population mondiale compte 500&nbsp;000 \u00e0 520&nbsp;000 individus adultes, se r\u00e9partissant sur une aire extr\u00eamement vaste de <span class=\"nowrap\">6&nbsp;320&nbsp;000&nbsp;km<sup>2<\/sup><\/span>, et avec des effectifs probablement en augmentation. Une importante population de Cigognes blanches se reproduit en Europe centrale et de l&rsquo;Est&nbsp;: lors d&rsquo;un recensement en 2004-2005, dans 28 pays repr\u00e9sentant 88&nbsp;% de la population mondiale, on d\u00e9nombre 52&nbsp;500 couples reproducteurs en Pologne, 30&nbsp;000 en Ukraine, 20&nbsp;342 en Bi\u00e9lorussie, 13&nbsp;000 paires en Lituanie (soit la plus forte densit\u00e9 de population), 10&nbsp;700 en Lettonie, et 10&nbsp;200 en Russie&nbsp;; il y a alors environ 5&nbsp;500 couples en Roumanie, 5&nbsp;300 en Hongrie et 4&nbsp;956 en Bulgarie. En Allemagne, la majorit\u00e9 des 4&nbsp;482 couples reproducteurs se trouvent dans l&rsquo;Est du pays, en particulier dans les l\u00e4nder de Brandebourg et de Mecklembourg-Pom\u00e9ranie-Occidentale (respectivement 1&nbsp;296 et 863 couples compt\u00e9s en 2008).<\/p>\n<p>La Cigogne blanche fait partie des esp\u00e8ces concern\u00e9es par La Cigogne blanche ne craint pas l&rsquo;\u00eatre humain tant qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas d\u00e9rang\u00e9e, et niche souvent sur les b\u00e2timents en Europe. En Allemagne, les cigognes \u00e9taient prot\u00e9g\u00e9es car leurs \u00e2mes \u00e9taient dites humaines&nbsp;; la pr\u00e9sence d&rsquo;un nid sur une maison \u00e9tait cens\u00e9 prot\u00e9ger la demeure des incendies. En 1007 \u00e0 la cath\u00e9drale Notre-Dame de Strasbourg, la foudre frappa l&rsquo;\u00e9difice alors en construction et les ouvriers ne reprirent le travail qu&rsquo;apr\u00e8s qu&rsquo;un couple de Cigognes blanches eut d\u00e9cid\u00e9 de nidifier sur les \u00e9chafaudages. Les allemands et les n\u00e9erlandais encourageaient les cigognes \u00e0 nicher sur leurs maisons pour leur porter chance, parfois en construisant des plateformes \u00e0 cet effet. En Europe de l&rsquo;Est, on pensait que les cigognes nichant sur une maison apportaient l&rsquo;harmonie \u00e0 la famille, qu&rsquo;un village comptant beaucoup de ces oiseaux ferait une bonne moisson, et que l&rsquo;animal pouvait pr\u00e9dire le temps&nbsp;: une agitation des cigognes \u00e9tait pr\u00e9sage de mauvais temps, si l&rsquo;oiseau se tenait sur une patte il allait faire froid, et s&rsquo;il claquait du bec la journ\u00e9e serait ensoleill\u00e9e. Dans l&rsquo;islam, la cigogne (en arabe <em>leklek<\/em> ou <em>laqlaq<\/em> par onomatop\u00e9e), est soumise \u00e0 un interdit alimentaire comme beaucoup d&rsquo;oiseaux de proies, tout comme dans le juda\u00efsme, selon le chapitre 14 du Deut\u00e9ronome.<\/p>\n<table style=\"; margin-left: 1em; margin-bottom: 0.5em; border: solid 1px #99B3FF; background-color: #ffffff; border-radius: 0.6em; -moz-border-radius: 0.6em; -webkit-border-radius: 0.6em; font-size: 100%;\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"2\" align=\"right\">\n<tbody>\n<tr>\n<td style=\"border-style: none;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/upload.wikimedia.org\/wikipedia\/commons\/thumb\/b\/b8\/Stork_with_new-born_child.png\/40px-Stork_with_new-born_child.png\" alt=\"link={{{lien}}}\" width=\"40\" height=\"38\"><\/td>\n<td style=\"text-align: center; border-style: none; font-weight: bold;\">Po\u00e8me de 1840 par<br \/>\nJean Fr\u00e9d\u00e9ric Wentzel, graveur,<br \/>\ntraduit de l&rsquo;allemand&nbsp;:<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"text-align: left; border-style: none;\" colspan=\"2\">\n<blockquote>\n<div>\n<p>\u00ab&nbsp;Cigogne, Cigogne cabre-toi<br \/>\nApporte \u00e0 maman un joli marmot,<br \/>\nUn qui pleure, un qui rit,<br \/>\nUn qui fait bien dans le pot.<br \/>\nCigogne, Cigogne cabre-toi,<br \/>\nApporte-moi des petits pains,<br \/>\nUn pour moi, un pour toi,<br \/>\nMais pour les m\u00e9chants gar\u00e7ons aucun.&nbsp;\u00bb<\/p>\n<\/div>\n<\/blockquote>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le mythe est toujours entretenu avec des utilisations dans les faire-part de naissance, ou dans la publicit\u00e9 pour des produits tels que des couches. Chez les Schtroumpfs, de la bande dessin\u00e9e de Peyo, c&rsquo;est \u00e9galement la Cigogne blanche qui apporte les b\u00e9b\u00e9s les nuits de \u00ab&nbsp;lune bleue&nbsp;\u00bb. Une \u00e9tude \u00e0 long terme montrant une corr\u00e9lation trompeuse entre le nombre de nids de cigognes et celui des naissances humaines est souvent cit\u00e9e dans l&rsquo;enseignement basique des statistiques comme un exemple montrant que corr\u00e9lation n&rsquo;implique pas n\u00e9cessairement causalit\u00e9&nbsp;: c&rsquo;est une illustration du sophisme <em><span class=\"lang-la\" lang=\"la\" style=\"font-family: sans-serif;\">cum hoc ergo propter hoc<\/span><\/em>, parfois appel\u00e9 \u00ab&nbsp;effet cigogne&nbsp;\u00bb.<\/p>\n<p>foto: Mihai Baciu<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Cigogne blanche (Ciconia ciconia), est une grande esp\u00e8ce d&rsquo;oiseau \u00e9chassier de la famille des Ciconiid\u00e9s. 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